Pouce ! Cà pousse ! ! !

09 avril 2019

AIL DES OURS

C'est en cuisine que j'ai découvert cette plante et depuis, je suis allée à sa recherche dans les bois et j'en ai même planté dans mon jardin, c'est de cette plantation dont je parle aujourd'hui.

AIL DES OURS

Vivace bulbeuse, aromatique et condimentaire

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Cette plante, sauvage au départ, est une plante bulbeuse qui se développe facilement dans les terrains frais et ombragés. Elle se consomme, du bulbe aux fleurs. Elle doit son nom au fait que les ours en étaient friands au sortir de leur hibernation...

C’est au printemps que cette plante habille le sol des forêts, d'abord de ses belles feuilles vertes puis de ses fleurs blanches odorantes et mellifères. Le reste de l'année, c'est dans le sol que cela se passe avec la multiplication des bulbes.

Nom commun : AIL DES OURS, Ail des bois, Ail sauvage

Nom latin : ALLIUM URSINUM

Famille : Alliacées

L'ail des ours est une vivace bulbeuse de sous-bois frais et ombragés, souvent à proximité d'un petit cours d'eau, à fleurs blanches, originaire d'Europe et d'Asie. Lorsque son feuillage est légèrement froissé, elle dégage une forte odeur d'ail. Ses feuilles vert clair, brillantes, et ressemblent à celles du muguet. Lancéolées, longuement pétiolées, elles sortent de terre en avril. En mai, des fleurs étoilées se détachent du feuillage. Les graines sphériques, noires, sont enveloppées dans une capsule.

Il est extrêmement présent dans l'est de la France, mais on le trouve aussi en Anjou et en région parisienne.

Les feuilles du muguet, toxiques, ressemblent à celles de l'ail des ours ! Celles de l'ail des ours sont un peu plus grandes. Les feuilles peuvent être confondues aussi avec celles des colchiques ou de celles de l'arum lorsqu'elles sont toutes jeunes, toxiques aussi. Lorsque l'ail est en fleurs, aucun souci d'identification. Pour être vraiment sûr, froisser une feuille : l'odeur aillée est si caractéristique que l'on ne peut pas se tromper.

UN PEU D’HISTOIRE…

« L’ail des ours fut utilisé comme plante médicinale par les Celtes et les Germains. Des traces ont été retrouvées dans des habitations datant du Néolithique. Après leur hibernation, les ours en faisaient également leur festin (ceci explique cela).

Autrefois, l’ail des ours était considéré comme une plante magique. Porté dans les poches d’une femme enceinte, il était censé protéger l’enfant à naître. On le rencontre sous quelques noms populaires, suivant les régions : ail à larges feuilles, ail des bois, ail sauvage. Mais comme ce n’est pas le seul ail sauvage en Europe, il y a souvent confusion. Ce qui n’est jamais grave, car ils ont tous des propriétés très proches.

Depuis quelques années, l’ail des ours, longtemps oublié, a retrouvé une belle popularité. »

PLANTATION

* Semer très clair en juillet, dans un sol bien préparé, enrichi de compost.

* Recouvrir les graines d'un centimètre de terreau.

* Arroser à la pomme fine.

C'est une plante envahissante, prévoir la place pour qu'elle s'étende. Un ou deux mois après la floraison, toutes les parties aériennes de la plante disparaissent. En dormance, invisibles, restent juste les bulbes, ne laissant guère la place à d'autres végétaux de s'installer. Là où pousse l’ail des ours, on ne voit rien pendant 9 mois. Puis, en avril, les feuilles apparaissent, suivies par les fleurs, puis les graines. Ensuite, le feuillage jaunit, et tout disparaît, jusqu’à l’an prochain. Les bulbes sont là sous terre, invisibles. Mais ils se multiplient très rapidement, en cachette, aussi bien par les graines que par les bulbes qui forment des bulbilles. Attention donc à l’envahissement qui ne laisse aucune chance aux plantes voisines.

* Pour la plantation de plants, tremper les pieds plusieurs minutes dans l'eau. JE PARLE DE PLANTS ACHETES EN JARDINERIE CAR BIEN SUR IL FAUT EVITER ABSOLUMENT DE PRELEVER DES PLANTS DANS LA NATURE AFIN DE NE PAS DEPEUPLER NOS SOUS-BOIS.

* Faire des trous de plantation de taille supérieure à celle de la motte. Prévoir un espace de 30 cm entre deux plants.

* Enlever les godets. Installer les plantes et combler les trous de terre et de terreau, voire d'un peu d'engrais. Tasser légèrement au pied.

* Arroser copieusement au pied après la plantation puis une fois par semaine ensuite.

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HAUTEUR

De 20 à 50 cm de hauteur.

EXPOSITION

Ombre ou à mi-ombre.

SOL

Sol ordinaire, frais, bien drainé, très riche en humus et terreau de feuilles.

ENTRETIEN

Arroser à la pomme chaque semaine, jusqu’en septembre.

Ne pas éclaircir avant la deuxième année, à 20 cm, et en profiter pour consommer les jeunes plants retirés.

L’ail des ours entre en dormance l’été pour réapparaître au printemps suivant.

On ne connaît aucun ennemi à l’ail des ours (à part les ours qui aimeraient la consommer après leur longue hibernation, mais au jardin, aucune crainte !!!). 

MULTIPLICATION

L'ail des ours se multiplie par division des bulbes ou par semis.

* Par division de bulbes : en octobre, prélever quelques bulbes là où ils sont nombreux (jamais avant 3 ou 4 ans après le semis), et les replanter, à mi-ombre, tous les 20 à 30 cm.

* Par semis : La récolte des graines d'ail des ours se fait en juin ou juillet, lorsque les ombelles sont à maturité. Les couper avec leur pédoncule. Les faire sécher dans un local frais, sec et aéré, puis les battre au-dessus d'une table, pour récupérer les graines. Semer et arroser.

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RECOLTE

Au jardin, il est possible de commencer la récolte des feuilles et des fleurs l’année qui suit le semis, en avril, mai et juin, mais attendre 3 ans pour commencer à prélever les bulbes.

Les bulbes se conservent une semaine. Les fleurs et les feuilles doivent se consommer très fraîches. J'utilise tout de suite les feuilles mais s'il m'en reste un peu, je les conserve dans un grand verre rempli d'eau, la tige coupée trempant dans l'eau (comme un bouquet de fleurs dans un vase), placé au réfrigérateur. On peut le garder ainsi une bonne semaine très facilement (en changeant l'eau tous les jours). 
Pour congeler les feuilles : les laver et les laisser s'éponger sur un papier essuie-tout avant de les ranger dans une boite ou un sachet spécial congélation.

UTILISATION

L'ail des ours recèle de nombreuses vertus (contre le mauvais cholestérol, il contribue à faire baisser la tension artérielle, a un effet dépuratif et antiseptique intestinal...) et il est très riche en vitamine C.

AIL DES OURS CRU :

La manière la plus simple et répandue est surement le pesto (ou tartinade) d'ail des ours.. A déguster sur des tartines, ou sur un plat de pâtes... 
On peut le ciseler et l'ajouter aux salades vertes, aux salades composées ou dans une mayonnaise.

AIL DES OURS CUIT :

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On le fait tomber au beurre comme des épinards puis on l'utilise dans des quiches, pizzas, tartes salées..., dans les cakes salés, croquettes de légumes, galettes de pommes de terre..., dans des gratins, plats de légumes au four, poêlées..., dans les soupes (ajouter quelques feuilles à votre soupe juste avant de mixer à la fin de la cuisson, pour donner une saveur d'ail).

 

A TITRE D'EXEMPLE, DEUX RECETTES QUE VOUS POURREZ RETROUVER SUR MON BLOG CUISINE...

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 QUICHE TERRE ET MER : AIL DES OURS, SAUMON

http://bellatrice.canalblog.com/archives/2019/04/07/37243285.html (clic)

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PESTO A L'AIL DES OURS, PARMESAN, PIGNONS DE PIN ET AMANDES

http://bellatrice.canalblog.com/archives/2019/04/08/37247998.html

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18 mars 2019

DES COULEURS AU JARDIN...

Dans quelques jours, le printemps sera là, mais il a déjà montré le bout de son nez depuis la mi-février...

DES COULEURS AU JARDIN...

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Le COGNASSIER du JAPON flamboie de toutes ses belles fleurs roses...

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Un joli contraste avec le ciel annonciateur de giboulées...

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Un des premiers à accueillir les abeilles au jardin...

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Les JONQUILLES se balancent, fragiles et graciles au bout de leur longue tige  et inondent le jardin d'un jaune flamboyant...

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Les PERVENCHES s'ouvrent par dizaines ! Leur feuillage bicolore éclaire l'herbe et le mur...

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Jolie petite pervenche toute fragile...

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Les PRIMEVERES émaillent le sol et s'en donnent à coeur joie !

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Les MUSCARI et leurs grappes de petites clochettes violettes agglutinées...

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Les JACINTHES récupérées dans des compositions exhalent encore leur parfum.

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Le HOUX est encore couvert de ses fruits rouges et tranche sur la BRUYERE D'HIVER toute de blanc vêtue.

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Et même les branches et troncs de la haie de CUPRESSUS morts débités par mon homme affichent leur écorce rouge.

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07 mars 2019

NOISETIER (COUDRIER)

Avant la fin de l'hiver, une petite plantation de deux arbustes dans le jardin... Mon cher et tendre a déraciné toute une haie de cupressus morts sur une partie d'un côté de notre jardin et petit à petit nous repeuplons...

NOISETIER (COUDRIER)

Arbuste fruitier buissonnant, Vivace, Caduc

NOISETTES

Là, ce sont celles du voisin...

Le noisetier est un arbuste fruitier apprécié pour ses délicieuses noisettes, vertes ou blondes. Décoratif, utile et productif, le noisetier marque de nombreux points ! De plus, il est rustique, rarement malade, a une croissance rapide, pousse dans tous les sols et ne demande que peu d’entretien. Et puis, les écureuils ne sont pas les seuls à aimer les noisettes...

Le noisetier (coudrier est son ancien nom) sauvage est spontané en Europe depuis la fin des glaciations au tertiaire. De nombreux fossiles de feuilles ont été retrouvés ainsi que des traces de fruits dans des sépultures néolithiques. Il pousse spontanément en lisière des bois, dans les taillis et les haies dans presque partout en France.

La culture du noisetier est très facile au jardin.
Très rustique, il pousse aussi bien en plaine qu’en montagne, jusqu’à 1 500 m d’altitude. Il a le plus souvent la forme d’un petit taillis.

Le noisetier commun est fort utile dans les jardins pour servir de clôture rustique, fournir des rames, des manches d’outils… Il a une grande importance pour la survie d'une riche faune sauvage à qui il sert de gîte et de couvert. Il fournit un bois facile à tailler, flexible et résistant, utilisé autrefois en vannerie, en tonnellerie et pour fabriquer des cannes. Les sourciers utilisent des baguettes de coudrier pour détecter la présence de l’eau.

Les deux noisetiers plantés sont : MAXIMA PURPUREA et MERVEILLE DE BOLLWILLER

 

Nom :  CORYLUS AVELLANA (noms communs NOISETIER, COUDRIER, AVELINIER)

Famille : Betulacées

Ordre : Fagales

PLANTATION

Planter le noisetier de préférence à l’automne afin de favoriser l’enracinement avant l’hiver. Mais on peut également le planter le reste de l’année en évitant les fortes chaleurs l’été et les gelées hivernales.

Tremper la motte quelques minutes dans un seau d’eau si le noisetier est en conteneur.

Pour planter le noisetier, en conteneur (toute l'année) ou à racines nues (d'octobre à mars), creuser un trou au moins égal au double du volume de la motte voire jusqu'à 4 à 5 fois supérieur. Incorporer une fumure organique bien décomposée, type fumier et algues. Si la terre est lourde, ajouter du sable

Griffer les racines légèrement et sans les abîmer afin de les détacher les unes des autres si elles sont trop croisées si le noisetier est racines nues.

Mettre un peu d’engrais organique ou un fertilisant en mélange à votre terreau au fond du trou.

Disposer l'arbre au milieu du trou en prenant soin d’étaler les racines au fond.

Combler le trou avec le mélange préparé. Tasser légèrement le sol. Former un cordon autour du pied de l'arbuste et remplir la cuvette ainsi formée avec de l'eau.

Arroser abondamment et régulièrement la première année suivant la plantation.

Il est indispensable de planter 2 variétés différentes pour favoriser la fécondation et avoir des fruits.

En haie, espacer les jeunes plants de noisetier de 1,50 à 2 mètres. En bosquet ou en alignement laisser un écartement de 3 mètres, et en isolé, compter un diamètre de 5 mètres.

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HAUTEUR

Couramment de 2 à 6 mètres (parfois 10 s'ils ne sont pas taillés et selon les espèces) pour une largeur de 3 à 5 mètres.

EXPOSITION

Plutôt ensoleillée à mi-ombragée.

SOL

Ordinaire, plutôt léger. Bonne accommodation à tous les sols, même très calcaires, mais le noisetier préfère les terres fraîches et bien drainées. La fraîcheur du sol au moment de la fructification influe sur la grosseur des fruits.

CULTURE ET ENTRETIEN

Le noisetier, lorsqu’il est bien installé, est un arbuste facile d’entretien.

Les deux premières années, arroser tous les 15 jours en été et veiller à conserver le sol propre en cours de végétation.

Tous les ans à l'automne, apporter une ou deux pelletées de compost.

Maladies et ravageurs

Le balanin est un ver qui attaque les fruits. Exterminer ses formes hivernantes en les exposant à l'air juste avant une période de gel, ceci en griffant le sol autour des souches.

TAILLE

Pas de taille ou fort peu à la plantation. La taille du noisetier consiste à rajeunir progressivement les touffes à partir de la dixième année. Elle se pratique à l’automne, après la récolte ou en tout début d'hiver afin de contenir la taille du noisetier et de permettre d’améliorer les récoltes.

Tous les 5 ans, supprimer 4 ou 5 des tiges les plus anciennes pour favoriser la pousse de rejets vigoureux. Supprimer de moitié les jeunes pousses afin de limiter la taille du noisetier à 1,8 /2 mètres de hauteur

Supprimer également les rejets en surnombre en les coupant à ras du pied. Ne conserver que les plus beaux et les mieux placés. Le noisetier redoute les tailles trop franches et préfère une taille douce.

Pour réduire franchement la ramure ou équilibrer le noisetier, ne jamais le faire avant la floraison.

FLORAISON

En février. Les fleurs femelles, insignifiantes, apparaissent sur le bois en fin d'hiver et ne se distinguent d’un bourgeon à bois que par les stigmates rouges qui les ornent. alors que les fleurs mâles apparaissent sur les mêmes sujets sous la forme de longs chatons jaunes pendants de 5 à 6 cm qui dispersent leur précieux pollen au gré du vent. Voilà donc une plante dite anémophile. Ces dernières ne seront donc pas fécondées par le pollen de leur propre arbre, mais par celui d’un autre plus tardif. C’est pourquoi il faut planter plusieurs variétés aux floraisons compatibles pour s’assurer d’une bonne récolte.

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RECOLTE

Les fruits, les noisettes, se forment en fin d'été et sont enveloppés dans des bractées protectrices. Les noisettes se récoltent dès que les fruits deviennent bruns et qu'ils se détachent de leur involucre pour tomber sur le sol. Mais on peut aussi consommer les noisettes encore vertes à condition de les manger tout de suite car elles ne se conservent pas.

Les premières récoltes arrivent vers 5-6 ans, l’arbuste est en pleine production à partir de 8-10 ans et peut produire jusqu’à 60 ans.

Conservation des noisettes

Le préalable nécessaire à la conservation des noisettes est de les laisser mûrir jusqu’à leur terme. On sait qu’elles sont mûres lorsqu’elles ont une belle teinte brun/marron. Elles doivent se détacher aisément de leur enveloppe.

Faire sécher les noisettes à l’air libre, mais sans soleil direct, au moins quinze jours.

Conserver ensuite les noisettes dans un lieu sec et, idéalement plutôt frais, jusqu'à un an.

NOISETTES 2

Multiplication du noisetier

Le noisetier se multiplie par semis en automne, marcottage ou division au printemps. La multiplication par bouture est aussi possible, en novembre avec une branche d'extrémité de la grosseur d'un crayon.

Semis : semer les noisettes dès la récolte, en pépinière, au pied d'un mur orienté au nord. Attention aux rongeurs ! Installer des protections (grillage ou autre). Les planter en place (en marquant l'endroit pour ne pas l'oublier) au printemps, lorsque la coque s'entrouvrira et qu'elles seront prêtes à germer.

LES PHOTOS SONT TOUTES PERSONNELLES ET PRISES PAR MES SOINS.

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Bien sûr, l'histoire est à suivre...

Par des photos, des compléments écrits... sur la durée !

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01 mars 2019

LES JONQUILLES

Dès Février, elles viennent illuminer bordures, pelouses et rocailles ! Idem dans les sous-bois à l'état sauvage... Sans souci, ces plantes à bulbe sont un incontournable du jardin.

LES JONQUILLES 

PLANTE A BULBE

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La jonquille, très jolie fleur, est caractérisée par sa belle couleur jaune. Même si sa floraison est courte, elle illumine le jardin !

Le terme jonquille est ambigu. Il provient en réalité d’une espèce bien précise de narcisse : le narcissus juncifolius (ou narcissus jonquilla, narcisse jonquille), dont le nom s’explique par la ressemblance de ses feuilles avec celles du jonc.
Pourtant, on utilise dans le langage courant le terme « jonquille » pour désigner de nombreuses autres espèces de narcisses (tout particulièrement le narcisse jaune appelé aussi narcisse trompette.

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Nom : NARCISSUS

Famille : Amaryllidacées

Type : Bulbe de printemps

PLANTATION

Les jonquilles sont des plantes faciles qui se plaisent dans la plupart des jardins mais elles fleurissent mieux dans les sols assez riches. Je ne parle ici que de la plantation au jardin car la culture en intérieur est une culture forcée obéissant à d'autres règles.

Les bulbes de jonquilles se plantent idéalement aux mois de septembre, octobre et novembre, avant les gelées.

* Faire un trou d’environ 3 fois la hauteur du bulbe afin de le protéger des gelées hivernales. S'assurer que la terre est bien drainée et que l’eau ne stagnera pas au niveau du bulbe, au risque de pourrir. Si la terre est compacte, ne pas hésiter à mettre une poignée de sable au fond du trou. Mettre le bulbe en terre pointe vers le haut.

* Les planter à plusieurs (8 à 10) au même endroit afin de créer des taches de couleur mais respecter un espacement de 5 cm environ entre les bulbes.

* Varier les expositions au soleil afin d’avoir différentes périodes de floraison.

De mars à juin, l'espèce type produit des fleurs d'un jaune d'or vif, de 3 à 5 cm de largeur, groupées par 2 ou 5, formées d'une petite couronne centrale ou trompette, et de 6 pétales en corolle (ou périanthe). Délicatement parfumées, celles-ci dégagent une odeur proche de celle de la fleur d'oranger. La floraison dure entre 8 et 15 jours.

HAUTEUR

De 10 à 40 cm. 

EXPOSITION

Ensoleillée et mi-ombre. 

FLORAISON

Dès février jusque mai. 

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SOL

Ordinaire, neutre, dans une terre bien drainée.

TAILLE, ENTRETIEN DES JONQUILLES

Ne couper les feuilles que lorsqu’elles ont bien jauni car, c’est à ce moment qu’elles constituent leurs réserves pour l’année suivante. Si vous supprimez le feuillage des jonquilles juste après la floraison, elles risquent de ne pas bien repousser au printemps suivant.

Continuer à arroser après la floraison et même apporter de l’engrais pour plantes fleuries.

UTILISATION

En massif, en jardinière, en rocaille ou en bouquet.

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LES PHOTOS SONT TOUTES PERSONNELLES ET PRISES PAR MES SOINS.

 

UNE JOLIE HISTOIRE DE LA MYTHOLOGIE GRECQUE...

Les narcisses, qui regroupent les jonquilles, puisent leur origine dans la mythologie grecque.
« NARCISSE était un homme de la mythologie grecque, doué d'une grande beauté. Dans Les Métamorphoses d'Ovide, il est le fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe Liriopé. A sa naissance, sa mère apprit de Tirésias (devin aveugle de Thèbes) que son fils Narcisse vivrait longtemps, pourvu qu'il ne vît jamais son propre visage. Cependant, arrivé à l'âge adulte, il s'attira la colère des dieux en repoussant l'amour de la nymphe Écho. Poussé par la soif, Narcisse surprit son reflet dans l'eau d'une source et en tomba amoureux : il se laissa mourir de langueur. La fleur qui poussa sur le lieu de sa mort porte son nom. (Autre version, même début mais fin différente : Narcisse était un très beau jeune homme qui rejeta avec mépris l'amour de la nymphe Echo. Pour le punir, les dieux décidèrent qu'il n'aimerait plus que sa propre image. En se penchant au-dessus d'une fontaine pour boire, Narcisse vit son reflet dans l'eau. Perdu dans la contemplation de son image, il se noya et fut transformé en fleur...) Selon encore une autre version rapportée par Pausanias, c'est pour se consoler de la mort de sa sœur jumelle, qu'il adorait et qui était faite exactement à son image, que Narcisse passait son temps à se contempler dans l'eau de la source, son propre visage lui rappelant les traits de sa sœur. »

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25 février 2019

CONSTRUIRE PUIS INSTALLER UN NICHOIR DANS SON JARDIN

Après la réalisation et l'installation des mangeoires, nous avons voulu créer un nichoir pour offrir un abri aux mésanges...

CONSTRUIRE PUIS INSTALLER UN NICHOIR DANS SON JARDIN

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QUELQUES RECOMMANDATIONS POUR CONSTRUIRE ET INSTALLER UN NICHOIR

* Contrairement aux idées reçues, il ne vaut mieux pas mettre de perchoir à l'entrée. Il pourrait servir aux prédateurs. Bannir aussi les couleurs claires pour la maisonnette, elles ne plaisent pas beaucoup aux petits oiseaux qui préfèrent le naturel.

* Pour le choix du bois, éviter l'aggloméré pour le bien être des petits habitants à plumes. Si possible privilégier un bois résistant à l'humidité (produit en France ou en Europe, écologie oblige ! ). Opter pour du sapin ou du pin, par exemple.

* Selon les oiseaux auxquels est destiné le nichoir, le diamètre du trou d'entrée varie. Pour information : 28 mm pour les mésanges bleues, mésanges nonnettes, noires et huppées, 34 mm pour les mésanges charbonnières et sittelles torchepots, 34 à 40 mm pour les moineaux, 46 à 50 mm pour les merles qui cependant préfèrent les nichoirs « ouverts ».

* Trouver un emplacement adéquat pour les nichoirs, ce qui n'est pas toujours évident... Certains nichoirs sont occupés dès qu'ils sont posés, d'autres restent vides. Après 2 ou 3 ans, si le nichoir n'a jamais été occupé, chercher un autre emplacement.

* Le nichoir doit être installé en hauteur (hauteur minimale de 1 m 50 à 1 m 80 du sol) pour que les oisillons soient hors de portée des écureuils et des chats, dans un endroit calme, à bonne distance des mangeoires, sur un mur ou un arbre (à un tronc dépourvu de mousse, car celle-ci est très humide), ni en plein soleil, ni à l'ombre complète, mais à l'abri du vent. Le trou d'envol doit être à l'opposé des vents dominants généralement entre le nord et le sud-est et le nichoir légèrement penché vers l'avant pour protéger les oiseaux des intempéries de sorte que l'eau qui dégoutte du toit ne pénètre pas dans le trou d'envol.

Pour éviter que les chats ne grimpent au tronc, il est possible d'installer un grillage autour du pied de l'arbre ou une barrière de protection (sorte de « herse ») avec des picots en plastique. Cela s'appelle un STOP MINOU. Pour empêcher que des pics n'agrandissent le trou d'entrée pour dévorer la nichée, il est possible d'installer une plaque de métal autour de ce trou.

Pour plusieurs nichoirs, ne pas trop les rapprocher les uns des autres, car cela pourrait provoquer des rixes entre mâles.

* Installer les nichoirs si possible au début de l'hiver (au plus tard en Février) car certains oiseaux, comme les mésanges, recherchent très tôt les sites favorables. Elles auront le temps de s'habituer au nouveaux nichoirs avant de décider de les occuper ou non. D'autres oiseaux, comme le troglodyte mignon, y dorment parfois en hiver. Lors d'hivers rigoureux, les oiseaux qui dorment la nuit dans les nichoirs ont davantage de chances de survie.

* Si un ou des nichoirs sont occupés, réduire l'observation au strict nécessaire. Ne pas tailler des branches qui auraient poussé pour avoir une meilleure vue sur la couvée, elle serait mise en danger en exposant davantage le nid à la vue des prédateurs. Si un oisillon venait à tomber, le ramasser, le placer dans un mouchoir et le remettre en place. Obturer ensuite le trou d'envol durant une dizaine de minutes jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre.

* Vers la fin de la saison de reproduction, en septembre ou en octobre, il faudra enlever les nids et traiter les nichoirs à l'aide d'un produit antiparasitaire car les vieux nids peuvent héberger des parasites susceptibles de survivre et de contaminer la nichée de l'année suivante. Des œufs clairs ou des poussins morts peuvent également se trouver dans le nid même si la couvée a été réussie. Vider le nichoir de tous ses matériaux, brosser l'intérieur avec une brosse métallique. Badigeonner à l'essence de thym ou de serpolet. Les nichoirs seront alors prêts pour l'hiver. Tapisser le fond du nichoir avec un peu de paille pour donner un bon départ aux nouveaux oiseaux en quête d'une habitation à la saison des amours.

NICHOIR (MESANGE OU ROUGE-GORGE) EN MATERIAUX DE RECUPERATION 

Voici les photos des étapes de la construction d'un nichoir que nous avons réalisé à deux et quatre mains et à deux cerveaux... Aucun achat, « totale récup' » !

Matériel :

- 1 coffret en bois d'emballage de Bas Armagnac (dimensions 17 cm de largeur x 26 cm de hauteur x 9 cm de profondeur), avec un panneau coulissant sur le devant 

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- 26 baguettes en bois (que je garde pour faire des tuteurs après nos repas asiatiques livrés...)

- 1 plaque de bois plus grande que le toit (20 cm x 15 cm)

- 2 à 4 tasseaux de bois

- 1 morceau de plaque d'aluminium bitumée

- de la lasure

- des restes de peinture (facultatif)

- colle à bois

- agrafes

- vis

Réalisation :

* Décoller les étiquettes avec une spatule et/ou un cutter, puis brosser le coffret intérieur et extérieur.

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* Percer le trou d'entrée à l'aide d'une scie cloche à 5 cm du bord supérieur et à 8,5 cm de chaque côté. Voir les diamètres de trous d'entrée un peu plus haut dans l'article. Nous avons fait 34 mm car nous avons plutôt visé un public de mésanges charbonnières qui sont les plus nombreuses chez nous. Passer du papier de verre ou poncer l'ouverture pour que les oiseaux ne puissent pas se blesser. Lasurer l'intérieur et l'extérieur du nichoir. Bien laisser sécher. Passer une seconde couche.

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* Percer la plaque du fond de 4 petits trous, un dans chaque angle (si de l'eau de pluie devait entrer dans le nichoir, elle pourrait ainsi s'évacuer).

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* Construire le surtoit. Enlever le panneau coulissant et fixer le haut sur la plaque de bois à 5 cm du bord (il restera 1 cm à l'arrière) et à 1,5 cm de chaque côté. Afin d'empêcher l'eau de pluie d'infiltrer le toit, recouvrir ce dernier d'aluminium bitumé (utilisé pour l'étanchéité des toitures) en emboîtant bien la planche de toit en l'agrafant. Ajouter 1 ou 2 tasseaux sous le toit en les collant ou en les vissant. Enfin, fixer un gros tasseau sur l'arrière du nichoir sur lequel viendra s'appuyer le surtoit.

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Panneau avant ouvert avec le toit qui y est fixé. On aperçoit le tasseau fixé à l'arrière du nichoir.

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Le dessous du toit avec les tasseaux, un collé, un vissé.

* Pour ne pas que l'aluminium fasse des reflets avec le soleil, recouvrir le toit. Nous avons utilisé des baguettes chinoises en bois ! Les coller à la colle à bois. Les lasurer.

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Essai en posant les baguettes. Nous les avons mises en quinconce.

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Toit recouvert !

* Afin de masquer la marque de l'étiquette, mon cher et tendre a décoré le devant du nicnoir ! Feuillage sur fond clair. Bien sûr, rien d'obligatoire !

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* Placer de la paille bio dans le fond du nichoir et le fixer dans un endroit approprié (voir le début de l'article les paramètres à observer).

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Vue de la fixation à l'arrière (un fil de fer entoure le nichoir sous les tasseaux du toit et est fixé solidement à l'arrière).

LES PHOTOS SONT TOUTES PERSONNELLES ET PRISES PAR MES SOINS.

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Ce rouge-gorge est sans arrêt avec nous lorsque nous sommes dans le jardin. Il chante, nous observe et je l'approche à un mètre environ. Il y a trois jours il est venu avec un copain (une copine ?). 

 

 

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18 février 2019

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C'est la période pour amender le sol du potager... le compost réalisé au fil du temps va nous y aider.

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Pour retrouver l'article et lire la suite, cliquer sur 

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Ne reste plus qu'à bêcher pour faire profiter le sol du potager de cet apport...

 

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31 janvier 2019

NOURRIR LES OISEAUX EN HIVER.

Il se met à faire plus froid depuis quelques jours et il est temps de nourrir les passereaux de nos jardins ! Chez moi je vois circuler essentiellement des mésanges, des rouges-gorges, quelques moineaux, des verdiers … qui ont tendance à être détrônés par des tourterelles, des pies et des corneilles... voire des perruches vertes lâchées il y a plusieurs années et parfaitement adaptées !

NOURRIR LES OISEAUX EN HIVER

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L’hiver est la période où les ressources naturelles se raréfient. Pourtant, les oiseaux doivent  absolument se nourrir régulièrement pour lutter contre le froid afin d’éviter la mort. Ils brûlent un grand nombre de calories pour maintenir leur température corporelle. Ils ont alors besoin d’apports nutritionnels riches en graisse et en graines. C'est là où ceux qui ont un jardin peuvent intervenir !

Ne jamais donner d’aliments salés, de lait ou d’aliments cuits. Les aliments les plus appréciés sont les graines de tournesol, les arachides, les boules de graisse végétale et les mélanges de graines et pour certains oiseaux les fruits.

Commencer à nourrir les oiseaux au début de l’hiver ((dès Novembre s'il fait froid), ne pas s'arrêter en cours de saison sinon les oiseaux seront désorientés.

Ne pas oublier pas de leur proposer de l’eau (tiède si le gel menace), pour qu’ils puissent s’abreuver et se baigner pour entretenir leur plumage.

Arrêter le nourrissage dès le début du printemps (fin mars) pour permettre aux oiseaux de varier leur alimentation en mangeant des insectes et retrouver leur instinct. 

Il faut donc éviter de donner aux oiseaux des cacahuètes salées ou grillées, du pain sec (le pain n’est pas recommandé pour les oiseaux, ce type d’aliment contient du gluten qui n’est pas adapté au système digestif de certains d’entre eux), des biscottes ou du pain grillé, des aliments salés, etc. En revanche il est conseillé de leur offrir des boules de graines faites maison, des colliers d’arachides avec leurs coquilles ou encore des pommes de pin aux graines.

Pour le côté écolo et économique (et pour le plaisir !), à la fin de l’automne, ramasser des baies sauvages comme les grappes du sureau et du sorbier, les boules du lierre et de l’aubépine, les prunelles, les glands du chêne, les faînes du hêtre, les cônes d’épicéa ou les pommes de pin par exemple. Tous ces fruits seront particulièrement appréciés par certaines espèces d’oiseaux comme les pics, piverts, geais, tourterelles et pigeons…

GUIRLANDES D'ARACHIDES (CACAHUETES)

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Trois jours après, cette petite mésange bleue a bien compris...

Matériel :

- cacahuètes non décortiquées et non salées

- une grosse aiguille (à laine) avec un gros chas

- de la ficelle ou du raphia

Méthode :

* A l'aide d'une grosse aiguille, percer et enfiler les cacahuètes sur une ficelle ou un brin de raphia (moi j'en mets une vingtaine).

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* Puis suspendre ces guirlandes à des branches d'arbres du jardin.

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Tout de suite visitées, on voit les trous causés par les becs et les cacahuètes ne sont plus là...

BOULES DE GRAISSE AUX GRAINES

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Ingrédients :

- 250 g de graines pour oiseaux des jardins, à acheter en animalerie. (Ne pas utiliser d'autres graines que celles-là, car il est impératif d'utiliser des graines à l'état naturel, surtout pas des graines salées).

- 500 g de margarine ou de végétaline. (Eviter d'utiliser du beurre, de la graisse de canard ou d'oie ou du saindoux car les matières grasses d'origine animale sont dangereuses pour les oiseaux, susceptibles de provoquer chez eux des maladies cardio-vasculaires fatales).

- des pots

- de la ficelle ou du raphia

- des allumettes

Méthode :

* Préparer 20 cm de ficelle et 3 allumettes pour chaque morceau de ficelle. Mesurez 2 cm à une extrémité. A partir de ce point, placer les 3 allumettes tous les 2 cm environ. Faire un nœud autour de chaque allumette. Disposer le bout de la ficelle au fond du pot afin de vérifier que les 2 premières allumettes se trouvent dans le pot et la troisième juste au dessus. Renouveler l’opération pour chaque pot.

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* Mettre la margarine ou la végétaline à ramollir à l'avance dans le micro ondes sans que la graisse fonde complètement.

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* Dans un saladier, la mélanger ensuite à la cuillère avec les graines pour oiseaux. En emplir des moules (genre pots de crème ou de yaourt, emporte-pièces...).

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* Les faire refroidir et durcir plusieurs heures au réfrigérateur.

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* Démouler (en cas de difficulté, passer les pots sous l’eau chaude et tirer doucement sur la ficelle).

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* Déposer alors chaque boule dans un récipient adapté (il existe des récepteurs pour les boules de graisse) ou accrocher à des branches ou à une couronne (hors de portée des chats). Si vraiment on ne peut pas faire autrement, envelopper chaque boule dans un morceau de filet (par exemple un filet de récupération ayant contenu des fruits ou des légumes de supermarché) et accrocher.

* Suspendre aussitôt dehors et conserver les autres au réfrigérateur.

* Quand on a ramassé des pommes de pin dans la nature, les enduire de margarine ou de végétaline, puis les rouler dans le mélange de graines pour oiseaux sauvages.

* Placer plusieurs mangeoires dans le jardin pour éviter la concurrence entre les espèces et la transmission des maladies.

AUTRE MELANGE POUR BOULES DE GRAISSE AUX GRAINES (2)

Ingrédients :

- 8 cuillerées à soupe d’huile de noix de coco solide

- 2 cuillerées à soupe d’huile de tournesol

- 1 cuillerée à soupe de pâte de sésame

- 3 cuillerées à soupe de graines de tournesol

- 3 cuillerées à soupe de millet doré décortiqué

- 3 cuillerées à soupe d’avoine décortiquée

- 3 cuillerées à soupe de cacahuètes non grillées et non salées

- 3 cuillerées à soupe de sarrasin décortiqué

- 3 cuillerées à soupe de raisins secs (facultatif)

Méthode :

La même que ci-dessus.

Certains oiseaux comme les merles, les pinsons, les grives se nourrissent au sol, penser à leur proposer des pommes ou des poires flétries, voire des bananes un peu trop mûres. 

COURONNE HIVERNALE DE NOURRITURE POUR LES OISEAUX DES JARDINS

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Ingrédients :

- 1 couronne en jonc ou branches

- de la ficelle

- du fil de fer pour suspendre la couronne et du caoutchouc pour protéger la branche

- des guirlandes d'arachides

- des boules de graisse aux graines (du commerce ou maison, ou les deux)

- des pommes

- des épis de céréales, des cacahuètes...

Méthode :

* Couper trois morceaux de ficelle (épaisse, pour l'extérieur) d'une quarantaine de centimètres. Les attacher à la couronne par une extrémité à chaque tiers de la couronne. Réunir les trois autres extrémités en un nœud. Y passer un crochet ou une fixation.

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* Suspendre tout autour de la couronne des guirlandes d'arachides, des boules de graisse, des rondelles épaisses de pommes...

* Glisser des épis entiers, des cacahuètes... dans les entrelacs de la couronne.

* Accrocher la couronne à une branche.

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BONNE DEGUSTATION A EUX !

LES PHOTOS SONT TOUTES PERSONNELLES ET PRISES PAR MES SOINS.

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22 octobre 2018

MIRABELLIER

L'automne, c'est la saison pour planter les arbres... Si vous suivez mon blog, peut-être vous souvenez-vous que notre vieux prunier Reine-Claude s'était effondré un jour de grand vent en juin 2017 (depuis, les xylocopes ont élu domicile dans les morceaux de son tronc et de ses branches, la vie continue !)... Eh bien voici un "petit jeune" qui vient combler le manque, offert à mon cher et tendre par ses collègues. Un petit mirabellier vigoureux et plein de promesses ! Un topo s'imposait...

MIRABELLIER

Arbre fruitier, Vivace, Caduc

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Cà, c'est ce que nous espérons dans quelques années !

*

Grecs et Romains connaissaient et appréciaient déjà les mirabelles... Sous-espèce du prunier, le mirabellier est un arbre fruitier appartenant au genre Prunus, originaire d’Asie et d’Europe et introduit en France à l’époque des croisades. Depuis cette époque, la mirabelle est devenue l’un des fruits emblématiques dans le Nord-Est. En Lorraine et en Alsace, il bénéficie d’une appellation d’origine. Le mirabellier peut être planté dans toutes les régions du monde jouissant d’un climat tempéré. Il supporte les altitudes jusqu’à environ mille mètres. C’est un arbre autofertile, car il porte des fleurs mâles et femelles. Du printemps à l'automne, le mirabellier offre une floraison abondante suivie d'une production généreuse de petites prunes dorées aussi goûteuses que décoratives. Facile à cultiver au jardin, il s'adapte facilement dans toutes nos régions. Il est très productif. Ses fruits riches en vitamine C sont sucrés. L’espèce bénéficie d’une longue durée de vie et se décline en plusieurs variétés.

Nom : PRUNUS DOMESTICA MIRABELLA

Famille : Rosacées

PLANTATION

Il doit être planté sur un sol nu, libre de gazon et de toutes autres herbes, dans des régions où la chaleur n’est pas extrême de jour ou de nuit. Cela étant, pour assurer sa maturation, il doit bénéficier d’une belle exposition au soleil et rester à l’abri des vents violents. Le mirabellier peut être cultivé pratiquement dans tous types de sols. Bien qu'autofertile, un mirabellier produira plus s'il est installé proche d'une autre variété de prunier (telle que les pruniers Reine Claude).

A quel moment planter un mirabellier ?

En raison de ses fortes capacités d’adaptation, il peut être planté toute l’année s’il est déjà en conteneur.

La période la plus propice reste cependant celle de l’automne où le sol n’est pas gelé.

Par contre, un mirabellier à racines nues doit être mis en terre entre le mois de novembre et de mars.

 Comment planter un mirabellier ? 

Préparer un trou de 80 centimètres en tous sens et planter solidement un tuteur en face pour les arbres tiges. Faire tremper la motte dans l'eau quelques minutes. Egoutter et placer au centre du trou en laissant le collet au-dessus de la surface du sol. Combler l'espace vide avec du terreau jusqu'à recouvrir la motte. Tasser avec le pied, former une cuvette d'arrosage. Arroser abondamment. Réduire la longueur de la ramure d'un quart et couper les branches qui s'entrecroisent. (S'il existe une notice, la suivre, bien évidemment).

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HAUTEUR

Couramment de 2 à 5 mètres (parfois 10 m) pour une envergure de 3 à 5 mètres.

EXPOSITION

Le mirabellier apprécie le soleil.

SOL

Sol normal, à PH neutre, drainé, frais.

CULTURE ET ENTRETIEN

1) Pendant les deux premières années qui suivent la plantation, faire des apports d'eau réguliers chaque semaine en période chaude dès le mois d’avril puis une fois par quinzaine ou par mois en hiver dès le mois de novembre de façon à maintenir le sol frais. Si le sol est mal drainé, faire attention à ne pas le saturer par des apports trop importants. Ensuite, ce ne sera plus nécessaire sauf en cas de sécheresse prolongée entraînant une chute prématurée des feuilles et/ou des fruits.

2) Maintenir le sol bien désherbé sous toute la frondaison, le mirabellier n'appréciant pas la concurrence d'autres végétaux (mauvaises herbes, trèfle ou gazon…).

3) L'apport d'engrais n'est pas indispensable pour sa culture dans un sol suffisamment profond. Toutefois, un apport d'engrais potassique au printemps favorisera la fructification ou pourra s'avérer nécessaire si les feuilles jaunissent et si les fruits ne grossissent pas.

4) A l'approche de la récolte, soutenir les branches les plus chargées avec des étais pour éviter qu'elles ne cassent sous le poids des fruits.

5) Un paillage installé dès le printemps au pied du prunier évitera la pousse de mauvaises herbes et maintiendra le sol frais par diminution de l'évaporation.

TAILLE

Avant que le mirabellier ne donne ses premières prunes, effectuer une taille de formation.

Ensuite, effectuer une taille de fructification chaque année (à moins de le laisser produire naturellement ce qui est tout à fait possible).

Et tous les 5 ans environ, faire, si nécessaire (limitation du volume ou de la hauteur du fruitier…) une taille plus importante d'entretien de la ramure.

Quand tailler ?

Effectuer la taille de formation durant les 3 années qui suivent sa plantation pendant la période de repos végétatif entre novembre et début mars. Idem pour la taille d'entretien.

Pour la taille de fructification, intervenir dès le milieu de l'automne après la dernière fructification et aussi en tout début de printemps (taille en vert).

Comment tailler ?

Pour la taille de formation, choisir le port que vous souhaité pour l'arbre, c'est-à-dire la hauteur de son tronc (la première année) puis le nombre et la direction de ses charpentières (la deuxième année). La troisième année confirmer simplement ces choix de branches principales en supprimant d'éventuels nouveaux départs du tronc.

Pour une taille d'entretien, éliminer des gourmands trop vigoureux ou au contraire rajeunir votre arbre en supprimant des branches trop vieilles qui ne produisent plus et dont la végétation ne se développe plus.

La taille de fructification aura pour objectifs d'éclaircir le centre de l'arbre qui aurait tendance à se développer anarchiquement pour l'aérer (supprimer les branches qui se croisent), de maintenir le port et le volume de la végétation sur les rameaux pour favoriser la fructification (taille en vert) (faire attention à ne pas supprimer le bois de l'année précédente qui portera les fruits), de renouveler éventuellement des branches fruitières sous-charpentières trop anciennes et retombantes pour augmenter la production.

Conseils

Laisser le mirabellier s'installer quelques années avant d'intervenir, car il réagit fortement aux opérations de taille et souvent de façon peu prévisible.

Réaliser des coupes bien nettes avec des sécateurs bien aiguisés et désinfectés pour éviter de disséminer des maladies. Même chose pour les scies employées pour couper de plus grosses branches.

Après la taille, enduire les plaies les plus importantes de mastic cicatrisant pour éviter l'apparition de maladies consécutives à cette opération.

FLORAISON 

En Avril, fleurs blanches.

RECOLTE

Fin Août et Septembre, période au cours de laquelle les fruits arrivent à maturité. Un mirabellier ne commencera à produire des fruits que 3 à 4 ans après sa plantation. Un grand mirabellier adulte peut donner jusqu'à 100 kg de mirabelles par an !

La Mirabelle de Nancy est plus grosse et parsemée de taches rouges, elle est délicieuse cueillie sur l'arbre, toute fraîche. Goût sucré, chair délicieuse se détachant bien du noyau. Variété solide et de pousse rapide.

Ne récolter que les mirabelles mûres, car, contrairement à d'autres fruits (poires, abricots…) la prune ne mûrit plus une fois cueillie. Seuls les fruits mûrs se détachent facilement. Sur un même arbre, toutes les mirabelles ne mûrissant pas en même temps, la récolte nécessitera plusieurs cueillettes sur une période de 2 semaines environ.

Enlever les fruits pourris tombés au sol pour éviter la transmission de maladies.

Conservation des mirabelles

La mirabelle fraîche et mûre ne se conserve que 3 à 4 jours à température ambiante. Pour conserver les mirabelles, plusieurs méthodes :

- Les congeler après les avoir bien lavées et séchées, dénoyautées ou non.

- Les stériliser dans des bocaux après les avoir préparées de la même façon.

- Les transformer en confitures ou compotes.

- Les cuisiner sous forme de tartes ou pour accompagner diverses viandes.

A TITRE D'EXEMPLE, QUELQUES RECETTES QUE VOUS POURREZ RETROUVER SUR MON BLOG CUISINE...

TARTE AMANDINE AUX MIRABELLES et CONFITURE DE MIRABELLES A LA VERVEINE CITRONNELLE (clic sur l'intitulé)

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TARTE AUX MIRABELLES SUR POUDRE DE SPECULOOS (clic sur l'intitulé) 

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AIGUILLETTES DE POULET AUX MIRABELLES, MIEL ET CURRY (clic sur l'intitulé)

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GATEAU RENVERSE AUX MIRABELLES DE LORRAINE

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TARTE SABLEE MIRABELLES ET STREUSEL (clic sur l'intitulé)

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COMPOTE DE MIRABELLES A LA VANILLE (clic sur l'intitulé) 

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CHUTNEY DE MIRABELLES (clic sur l'intitulé) 

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ESPRIT DE CLAFOUTIS AUX MIRABELLES DOREES (clic sur l'intitulé)

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MOELLEUX AUX MIRABELLES ET MASCARPONE "LE JULIE" (clic sur l'intitulé)

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CURRY DE CREVETTES AUX MIRABELLES DE LORRAINE (clic sur l'intitulé) 

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Multiplication du mirabellier

Le mirabellier est le seul prunier qui se reproduise à l'identique par semis. D'autre part, planter un noyau de mirabelle est une opération extrêmement facile et économique ! Utiliser cette méthode de préférence à toutes les autres possibles.

Enterrer tout simplement à quelques centimètres de profondeur 3 ou 4 noyaux de mirabelles juste récoltés. Protéger des rongeurs ou d'un déterrage accidentel en plaçant sur le sol au-dessus un peu de grillage fin. Dès l'année suivante, au printemps, il y aura autant de pieds de mirabelliers identiques. Conserver le plus vigoureux et le repiquer en place définitive en début d'hiver suivant. Il faudra environ 6 à 7 ans après la plantation pour obtenir une première récolte.

UN PETIT PLUS !...

Nous avons des chats quelque peu indélicats parfois... L'un d'entre eux nous a détruit un hibiscus de deux mètres pourtant en prenant son tronc pour un grattoir... Comme il se dit, mieux vaut prévenir que guérir ! Voici ce que nous avons installé à notre mirabellier pour qu'il ne subisse pas le même sort !

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Et chez nous, pas de tuteur, une sardine, un collier et une cordelette entre les deux...

LES PHOTOS SONT TOUTES PERSONNELLES ET PRISES PAR MES SOINS.

Bien sûr, l'histoire est à suivre...

Par des photos, des compléments écrits... sur la durée !

L'hiver touche à sa fin (02.03.2019)... Notre petit mirabellier (que nous n'avons pas oublié d'arroser pendant les périodes sèches) a l'air d'avoir tenu le coup et ses bourgeons gonflent !

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 Encore des progrès ! (14.03.2019)

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De petites feuilles vertes apparaissent...

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10 septembre 2018

OSEILLE

Cette année, malgré la chaleur (mais elle a été bien arrosée), l'oseille a été magnifique et il a été possible d'en consommer plusieurs fois... Un petit point sur ce "légume-condiment" au goût bien particulier...

OSEILLE

Légume rustique condimentaire, vivace 

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L'oseille est une plante aromatique au goût acidulé d’origine asiatique et européenne que l’on trouve dans toutes les régions tempérées du globe. Elle parfume parfaitement bien les légumes, les potages, les omelettes et le saumon. C'est aussi une plante ornementale, facile à cultiver, qui possède des propriétés médicinales (vertus digestives et contribue au bon fonctionnement du système immunitaire et du système nerveux).

C'est une plante vivace, bisanuelle, au feuillage persistant. Elle possède des feuilles ovales, charnues et brillantes, à la saveur acide. Elles sont très riches en vitamine C. Ses petites fleurs sont regroupées en longues grappes, elles sont de couleur vert-rougeâtre.

Nom : RUMEX ACETOSA

Famille : Poygonacées

PLANTATION

* Semer l’oseille en pépinière de mars à juin. Pour les semis en place, il est préférable d'attendre le mois de mai (après les gelées). Semer en poquet tous les 25 cm puis couvrir d’une fine couche de terre. Maintenir le sol légèrement humide en arrosant fréquemment. Eclaircir dès la levée pour ne garder que les plants les plus vigoureux. Continuer à arroser régulièrement.

* Planter l’oseille achetée en pot ou en godet au printemps ou à l’automne, sachant que dans les régions au climat doux, la plantation peut se réaliser toute l'année hors période de gel.

* Semer ou planter si possible en lune décroissante.

* La plante repoussera d’année en année au même endroit.

* La multiplication de l'oseille se réalise par semis, en récupérant les graines à complète maturité. Elles gardent leurs facultés germinatives durant 2 ans.

On peut aussi la multiplier par division des touffes : diviser les touffes au printemps. Les planter en prévoyant un espacement de 30 cm.

La division des touffes est conseillée tous les 3 ou 4 ans pour régénérer le pied.

Garder à l’esprit que cette plante est très envahissante car elle prolifère à grande vitesse.

HAUTEUR

De 0 mètre 20 à 1 mètre selon les variétés.

EXPOSITION

Choisir une exposition mi-ombre ou un soleil léger. L’oseille pousse en lieu frais et où le soleil n’est pas trop chaud, c’est une plante qui se plaira particulièrement dans un lieu partiellement ombragé.

SOL

L'oseille aime un sol lourd, riche, argileux, très humifère.Elle tolère mal les sols calcaires. Elle apprécie les sols neutres à acides.

On peut l'installer en pot, en bac, en jardinière, sur le rebord d'une fenêtre, mais aussi en pleine terre, en massif, rocaille ou au potager.

RECOLTE

La récolte démarre environ 2 mois après la levée.

Les feuilles de l'oseille se récoltent au fur et à mesure des besoins en privilégiant celles qui sont le plus développées. Il est conseillé d'attendre 3 mois après le semis pour récolter les premières feuilles.

La récolte est toujours plus productive dès la deuxième année de culture.

Conserver l’oseille dans le bac à légumes du réfrigérateur pour les consommer dans les 3 jours après la récolte.

L’oseille se congèle aussi très bien et pourra ainsi être consommée durant tout l’hiver.

ENTRETIEN

L'oseille est facile d'entretien.

-Eviter qu'elle ne monte en graine. Supprimer les tiges portant des fleurs pour favoriser le développement des feuilles.

-Apporter du compost décomposé ou de l'engrais au printemps.

-Arroser régulièrement en cas de fortes chaleurs. Pour la culture en pot, arroser 3 ou 4 fois par semaine.

- Biner et éliminer les mauvaises herbes.

- Dans les régions au climat froid et même si la plante est rustique, prévoir un paillage au pied.

- Rempoter annuellement l'oseille en pot.

- L'oseille peut rester à la même place pendant plusieurs années.

On ne connaît pas de parasites majeurs à l'oseille mais elle est sujette aux attaques de limaces, de pucerons et de mouche de l'oseille.

UTILISATION

L’oseille s’avère délicieuse en potage, on peut l’utiliser également en sauce avec le poisson. Elle se marie très bien avec les œufs et la volaille.

Consommer immédiatement l’oseille fraîche car elle s’abîme rapidement. Pour la conserver (pas plus de deux jours), la placer au réfrigérateur, dans une boîte hermétique. Ne la laver qu’au moment de son utilisation et sans la laisser tremper. Attention : une fois cuite, l’oseille ne se conserve pas.

Apports nutritionnels de l’oseille : 25 kcal/100 g. L’oseille est riche en vitamines C, B1 et B2. Elle contient également du magnésium, du fer et du cuivre ainsi que de la provitamine A.

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A TITRE D'EXEMPLE, UNE RECETTE QUE VOUS POURREZ RETROUVER SUR MON BLOG CUISINE...

SAUCE A L'OSEILLE POUR SAUMON

http://bellatrice.canalblog.com/archives/2018/07/24/36585441.html

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12 mai 2018

ABEILLES CHARPENTIERES : XYLOCOPA VIOLACEA

L'année dernière, nous avions construit un hôtel à insectes dans le jardin. Il est habité. Mais de gros insectes ont trouvé le tas de tronçons de branches et de tronc de notre prunier abattu par la tempête beaucoup plus intéressant ! Depuis quelques jours, j'avais observé et entendu quelques vols très sonores de "bestioles" bleutées. Du coup, je m'y suis attardée et je vous présente des insectes amis du jardin...

ABEILLES CHARPENTIERES : XYLOCOPA VIOLACEA

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Ce xylocope a creusé une galerie et y entre...

Cet insecte est l'un des plus grands et des plus impressionnants de l'ordre des Hyménoptères. Comme les abeilles domestiques, ou encore les "bourdons", cet insecte relève de la famille des Apidae. Contrairement aux espèces précitées qui vivent en colonies, le xylocope est une abeille dite "solitaire".

Cet insecte possède 4 ailes et atteint 45 à 50 mm d'envergure, pour une longueur de 25 à 30 mm. Il est noir violacé, presque bleu au niveau des ailes.

Le xylocope violacé possède un vol bruyant et ne passe pas inaperçu.

Le xylocope est un butineur, avec une "trompe" particulièrement robuste et bien développée. Ses mâchoires le sont tout autant, ce qui lui permet de creuser le bois pour nidifier, étant entendu qu'il s'attaque le plus souvent à des parties plus ou moins dégradées. Ce n'est pas un insecte xylophage, il ne s'attaque pas au bois sain.

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Les xylocopes se reproduisent en Mai-Juin, les adultes émergent en fin d'été, et les deux sexes hivernent.

A partir d'une entrée commune, plusieurs galeries parallèles et de longueur variable sont creusées dans des tas de bûches de bois fruitier par exemple. Elles sont divisées en logettes par des cloisons de sciure amalgamée, et dans chacune d'entre-elles un oeuf est déposé, accompagné d'un agglomérat de pollen façonné par la femelle, lequel sert de nourriture pour la larve.

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Le xylocope est un insecte fort utile car doté d'un appareil buccal puissant et développé lui permettant de polliniser des fleurs que nos abeilles communes délaissent : son rôle contribue donc au maintien de la biodiversité.

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